Principes de travail avec les Peuples Autochtones et les communautés locales
Normes internationales de travail avec les Peuples Autochtones
Beaucoup de ces principes s’appliquent aussi aux communautés locales, et nous encourageons, lorsque c’est approprié, un niveau plus élevé de responsabilité envers ces communautés. Cependant, il convient de noter que les Peuples Autochtones bénéficient de protections spécifiques au niveau international qui doivent être reconnues, comme le prévoit la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones (UN DRIP) (United Nations 2007)
Comme cette méthodologie est conçue par et pour les Peuples Autochtones, les projets sur les terres des Peuples Autochtones doivent aussi montrer une adhésion intentionnelle aux exigences de la Global Alliance dans la conception, notamment :
Droits fonciers : Les droits des Peuples Autochtones sur les terres qu’ils occupent doivent être reconnus.
Consentement libre, informé et préalable (CLIP) : Toute intervention dans les territoires des Peuples Autochtones doit passer par un processus de consentement libre, informé et préalable.
Financement direct : Accès direct aux financements climatiques.
Protection de la vie : Les leaders de la conservation des Peuples Autochtones ne doivent plus continuer à être criminalisés ou assassinés.
Préservation des connaissances traditionnelles : Les politiques élaborées dans les territoires des Peuples Autochtones doivent prendre en compte les connaissances traditionnelles, qui doivent être intégrées dans les stratégies sur le changement climatique.
Les projets doivent mettre en place un mode juste et équitable de distribution des fonds du projet aux personnes réellement sur le terrain. La technologie de décaissement des fonds doit prévoir des garanties contre la corruption et éliminer les intermédiaires ainsi que toute autre possibilité de détourner ou de réduire les fonds destinés aux personnes qui protègent réellement l’écosystème. La méthodologie est conçue pour préserver la biodiversité endémique en permettant aux communautés autochtones de devenir responsables de la gestion communautaire de l’écosystème et en mobilisant des petits exploitants qui dépendent de modes de vie traditionnels de chasse et de cueillette pour conserver la forêt et surveiller les espèces indicatrices.
Enfin, les BCPs doivent montrer un plan pour une distribution équitable de l’accès aux données du projet, y compris les supports promotionnels, les données du projet sur les écosystèmes et la biodiversité, les données vidéo et photographiques, et les photos des participants avec les communautés des Peuples Autochtones et les communautés locales impliquées, en utilisant les lignes directrices FAIR et CARE (Carroll et al. 2021).
Ce contenu vous a-t-il été utile ?