Bokashi contre compost
Le bokashi et le compost ne sont pas la même chose
Ce qui fait le bokashi et non le compost, c’est qu’il est fermenté de manière anaérobie. Il contient aussi un inoculant (nous introduisons des micro-organismes vivants bénéfiques dans la culture). La fermentation prend environ 2 à 3 semaines, et la température est un peu plus basse, ~40–50 °C. Son pH est acide, 3,5–4,5, et l’état final est fermenté, non décomposé, donc il dégage une odeur aigre-douce (comme l’ensilage). S’il sent le soufre ou l’ammoniac, le lot a échoué.
La distinction clé avec le compost :
Le compost est aérobie et thermophile — il a besoin d’oxygène, chauffe et décompose la matière en un produit final plus minéralisé sur des semaines à des mois.
Le bokashi est anaérobie (ou microaérophile) et fermentaire — hermétiquement fermé à l’air, entraîné par des microbes inoculés (classiquement EM, « micro-organismes efficaces » : bactéries lactiques, levures, bactéries phototrophes), et terminé en environ 2 à 3 semaines. Le produit n’est pas entièrement décomposé ; c’est un matériau mariné, pré-digéré, riche en microbes, qui achève sa décomposition une fois dans le sol.
Le ratio du substrat est élevé : un support riche en carbone (balles de riz, enveloppes de café, bagasse) + une source d’azote (fumier, poisson) + de la mélasse (nourriture microbienne) + de l’eau jusqu’à ~50 %.
Tableau A. bokashi vs compost
Processus
Fermentation anaérobie (scellée/couverte)
Décomposition aérobie (retournée/aérée)
Temps de fin
2 à 3 semaines
3 à 6 mois
Température
Mésophile, 40–50 °C
Pic thermophile, 55–70 °C
Microbiologie
Bactéries lactiques, levures, phototrophes (EM ou MM)
Succession diversifiée bactéries → champignons → actinomycètes
Inoculant requis ?
Oui — caractéristique définissante
Non — les microbes sauvages colonisent naturellement
pH à l’état final
Acide, 3,5–4,5
Proche de la neutralité, 6,5–7,5
Odeur quand c’est réussi
Aigre-douce, comme l’ensilage ou les pickles
Terreuse, comme le sous-bois
Odeur quand c’est raté
Ammoniac ou soufre = lot raté
Ammoniac = trop humide/trop d’N ; pourri = poches anaérobies
Variation de volume
Minime — ressemble à ses intrants
Réduction d’environ 50 % — le matériau d’origine est méconnaissable
Rétention des nutriments
Élevée — l’N reste dans la biomasse microbienne, faible volatilisation
Modérée — pertes d’N par volatilisation et lessivage
Destruction des pathogènes/graines
Faible — températures trop basses
Bonne — la phase thermophile prolongée tue les graines d’adventices et les pathogènes
Application directe au sol
Nécessite 1 à 2 semaines de maturation dans le sol avant la plantation (acidité, fermentation résiduelle)
Peut être appliqué à tout moment, y compris au contact direct des semis
Idéal pour
Cyclage rapide des nutriments, inoculation microbienne, systèmes à sol acide, charge du biochar
Construction de sol à grande échelle, assainissement, fertilité à libération lente, résultats sans adventices
Intrants (typiques)
Balles/enveloppes de riz + fumier + mélasse + inoculant + eau
Mélange de matières organiques vertes et brunes + eau + air
Profil de main-d’œuvre
Charge initiale (mélanger une fois, sceller, attendre)
Réparti (retourner toutes les 1 à 3 semaines)
Échelle
Fonctionne bien à petite échelle/agricole, plus difficile à l’échelle industrielle
S’adapte de l’arrière-cour au municipal
Adaptation au climat
Tropical, humide — fermentation facile
Partout, mais ralentit dans les climats froids/sec
Mis à jour
Ce contenu vous a-t-il été utile ?